Un soir au centre social avec la députée

03/02
2018
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Mais quelles raisons peuvent pousser une dizaine de personnes à se réunir un jeudi soir, dans une petite salle du centre social de La Vallée-Violette, face à la députée de la quatrième circonscription d’Indre-et-Loire ? Le jus d’orange et les gâteaux apéritifs promis à la fin ? Non, si ces couche-tard sont là, c’est manifestement par intérêt pour la chose publique, par goût du débat d’idées. Ils sont retraités ou actifs, engagés dans le milieu associatif, anciens militants politiques, tous Jocondiens. S’ils ont répondu à l’invitation de « leur » députée, c’est qu’ils ont envie de parler de ce que fabrique le gouvernement. Ça tombe bien, Fabienne Colboc est là pour ça.
“ Comment remobiliser les gens ? ” « Pour toutes les lois qu’on vote, il faut de la pédagogie. De la pédagogie », insiste l’élue, accompagnée de deux collaboratrices. « Ce café, c’est aussi pour donner du sens aux lois qu’on vote. Il y a une logique derrière les lois votées. Cette logique, il faut l’expliquer. »

Dans la salle, les participants, dont l’élue d’opposition jocondienne Laurence Hervé, sont tout ouïe. Militants de gauche déçus par le Parti socialiste, transfuges de l’UDI ou non-engagés politiquement, ils prêtent tous, au minimum, une oreille attentive à l’action d’Emmanuel Macron. Et ils ont des questions : « la réforme du bac passera-t-elle via une loi ou un décret ? En quoi consistera précisément la réforme de l’apprentissage ? Comment remobiliser les gens ? » Ce premier « café citoyen » est aussi l’occasion de faire remonter des préoccupations concrètes depuis le terrain, comme le bilan mitigé des Tap dans les écoles de la ville.

La députée veut organiser ce type de rencontre tous les mois. Ce soir, elle se rôde, répond aux interrogations, prend des notes, promet d’approfondir les questions encore sans réponse, invite tout le monde à venir visiter l’Assemblée nationale. L’heure tourne, le jus d’orange et les gâteaux apéritifs ne demandent qu’à sortir de leurs emballages. Un dernier doigt se lève : « Peut-on parler de la dépense publique ? ». La politique, décidément, intéresse les gens qui sont là. Les boissons attendront.

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